Exposition de peintures de He Yifu

Au-delà de l’image : poèmes à voir

He Yifu  (1952-2008)

Œuvres tirées de collections particulières
Exposition du 9/02 au 09/04/2017

Créées par l’artiste entre 1992 et 2007, 45 peintures et calligraphies de collections privées invitent à lire, au-delà de l’illusion du réel, l’imperceptible pulsation de vie qui anime les êtres et les choses, faisant de chaque œuvre, jusqu’à la plus modeste, un poème.

he yifu

 

 

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Évasion et loisirs en Chine

Exposition photos du 24 mai au 13 juillet à l'Institut Confucius de Bretagne. Vernissage le mardi 24 mai (18h). Entrée libre

En partenariat avec la galerie Xinhua de l'agence Chine Nouvelle

Dans le cadre de sa nouvelle collaboration avec l'Agence Chine Nouvelle, l'Institut Confucius de Bretagne a choisi de faire un focus sur les loisirs et divertissements en Chine par le biais d'une rétrospective qui couvre trente années, et de montrer au public breton ce qui aujourd'hui fait s'évader et rêver les Chinois.

On peut facilement imaginer qu'avec l'élévation du niveau de vie, la part consacrée aux loisirs dans la consommation des ménages s'est accrue, phénomène bien connu des économistes. Autre reflet de l'époque, des formes nouvelles de divertissement se sont développées, en phase avec les tendances du moment, tandis que d'autres plus anciennes sont restées au goût du jour. Ainsi depuis une trentaine d'années, les Chinois ont découvert le tourisme bien sûr, le shopping et des formes de sports venus de l'étranger qu'ils ne connaissaient qu'à peine. Les loisirs traditionnels n'en sont pas en reste, et certains sont même les grands gagnants de la société moderne. Car ils sont le reflet d'une culture à la fois foisonnante et multi-millénaire, et relayés par les médias ils véhiculent alors l'idée d'une Chine puissante et éternelle.

A l’approche des congés d’été, synonyme de repos et de divertissement, l'exposition de ces photographies chinoises uniques a lieu dans nos locaux (17 rue de Brest à Rennes), du 24 mai au 13 juillet 2016.

Cette exposition, réalisée par l'agence de presse chinoise, proposera au public breton une quarantaine de clichés photographiés lors de ces trente dernières années. Qu’il s’agisse de pratiquer le taiji (photographie ci-contre), le violon ou d’arpenter les files d’attente d’un lieu à la mode, l’envie de s’ouvrir à la culture n’a jamais été aussi prégnante. Entre tradition et modernité, ces scènes de vie reposantes traduisent aussi l’importance des coutumes et des fêtes chinoises (nouvel an, lanternes), pour se ressourcer et revenir aux fondamentaux.

Le visiteur pourra ainsi constater au travers de ces images très esthétiques que les loisirs sont devenus un repère et une véritable source de bien-être dans un pays en pleine mutation.

L'exposition est ouverte les mardi, jeudi, vendredi de 14h à 19h et les mercredi et samedi de 10h à 12h et de 14h à 19h. Des visites commentées sont possibles sur rendez-vous. Entrée libre et ouverte à tous.

Le vernissage de l'exposition aura eu lieu le mardi 24 mai à partir de 18h

 

Art et artisanat d'art du Shandong

Affiche expo Art du ShandongExposition du 3 février au 11 mars à l'Institut Confucius de Bretagne. Entrée libre

En partenariat avec L'association Libre Art Bitre

 

En septembre dernier, les maîtres d'Art du Shandong étaient les invités de la Biennale des Métiers d'Art et de la Création, au Grand Palais à Paris, où l'Association Libre Art Bitre, soutenue par la Région Bretagne et la DRAC, leur offrait un espace d 'exposition, et ce dans le cadre du trentenaire des relations diplomatiques entre la Bretagne et le Shandong. Aujourd'hui, et à l'occasion de la Semaine chinoise qu'organise l'Institut Confucius de Bretagne pour célébrer le nouvel an chinois, l'exposition de ces œuvres uniques est proposée dans ses locaux (au 17 rue de Brest à Rennes) du 3 février au 11 mars 2016.

L'exposition consiste en une vingtaine d'œuvres qui célèbrent les matériaux tels que l'argent, la porcelaine, le verre et le céladon. Les artistes artisans y invoquent les savoirs-faire de la tradition pour mieux se projeter dans le présent. Et ces œuvres aux titres évocateurs (« Nuée d'Insectes sacrés dans le Grenier », « Brillance de la Divinité », « Gastronomie métaphorique », « Tous les Êtres animés vont y aller » (photo ci-dessous) révèlent un background culturel omniprésent, fascinant, multiforme et insondable. Ces œuvres d'art originales sont donc nimbées de l'héritage culturel et historique auxquelles elles se réfèrent volontiers, tout en présentant des formes d'une grande modernité.

Tous les être animésLes artistes, au nombre de 7 sont tous professeurs de l'Université de l'Art et du Design du Shandong, et leur maître n'est autre que l'artiste céramiste à la réputation désormais internationale Pan Lusheng, dont quelques œuvres seront également exposées. Parmi elles, les grandes céramiques intitulées « Le Charme de Ligne de Lu Ban », qui utilise la technique du tournage au fil et qui pour certaines sont presque un clin d'œil à la marinière bretonne, tandis que d'autres évoquent les paysages de montagne fantasmés de la peinture traditionnelle chinoise.

Les œuvres de Pan Lusheng ont été exposées, entre autre, à la biennale de Venise, à la Fondation Pierre Cardin, et au Musée national des Céramiques Italiennes de Caltagirone.

L'exposition est ouverte du mardi au samedi de 14h à 19h, et le mercredi et samedi matin de 10h à 12h. Des visites commentées sont possibles sur rendez-vous.

Le vernissage de l'exposition a eu lieu le mercredi 3 février 18h30, en plein coeur de la semaine chinoise : 

Les Chinois en France dans la Grande Guerre

Exposition du 1er décembre au 15 janvier à l'Institut Confucius de Bretagne

Vernissage le mardi 1er décembre à 18h30

 

Cent quarante mille Chinois sont venus en France pour travailler pendant la Première Guerre Mondiale. Cette exposition propose, au travers d'une vingtaine de photographies grand format de découvrir cette histoire, longtemps restée méconnue du grand public.

 

En janvier 1916, la mission Truptil est lancée. Elle a pour but de recruter 50 000 travailleurs chinois afin de fournir de la main d'œuvre à une industrie française qui tourne au ralenti, et de remplacer dans les usines, les mines et sur les docks les hommes envoyés aux front. Les Chinois recrutés viennent de toutes les provinces de l'Est de la Chine, mais c'est ceux du Nord-Est, et notamment du Shandong, qui sont recrutés massivement, leur force physique et leur robustesse les prédisposant aux tâches qui les attendent.

Les Britanniques emboitent rapidement le pas aux Français, et commencent à constituer le Chinese Labor Corps à partir du mois d'octobre 2016. Les travailleurs chinois seront employés dans les bases militaires britanniques et sur le front, dans des conditions souvent difficiles, à des taches particulièrement pénibles : travaux de terrassement, creusage des tranchés, enfouissement des cadavres... C'est au total 94 000 travailleurs qui seront recrutés.

 Cette exposition nous fait découvrir le quotidien de ces Chinois dans la Grande Guerre, depuis leur arrivée en France après un voyage épuisant et dangereux (plus de 750 Chinois seront victimes des torpillages de navires par les sous-marins Allemands), au travail dans les usines et sur les bases militaires. On y découvrira également la vie dans les camps, rythmée par les activités journalières qui leur permettent de dérouler ce fil ténu les reliant à leur pays : les repas, les causeries avec les camarades et les occupations du temps libre après la journée de travail, toutes ces petites joies qui les font échapper un instant à la pénibilité de leurs conditions, aux brimades, au manque d'hygiène à la maladie et la mort.

 Exposition proposée en partenariat avec L'Institut Confucius d'Angers des Pays de la Loire.

 

Le Manhua chinois, une bande dessinée singulière

La Chine est une civilisation de l'image, et il suffit de se pencher sur l'origine pictographique de son écriture, ou sur la richesse de sa tradition picturale pour s'en persuader. Il n'est pas étonnant donc que le 9ème art s'y soit fait une place aussi importante dans la culture populaire, ce que d'ailleurs l'on ne sait guère. La bd chinoise actuelle, le manhua, se porte en effet  pour le mieux  ; elle est l'héritière d'une tradition née dès la fin du 19ème siècle et qui a passionnée près d'un milliard de lecteurs tout au long du 20ème siècle.

A partir des années 80, le manhua va s'émanciper de sa forme classique, et va connaître de nouvelles formes de liberté aussi bien bien au niveau du style qu'au niveau des thématiques abordées par les auteurs. La nouvelle génération de dessinateurs tout en s'inscrivant dans une tradition picturale très riche et sans jamais renier ses grands maîtres, va chercher notamment du côté de l'Europe des nouvelles sources d'inspiration.

Dans le cadre du festival Quai des bulles, une exposition créée par les Editions Mosquito et l'éditeur Beijing Total Vision (à l’occasion des 50 ans de l’amitié franco-chinoise) propose un focus sur ces dessinateurs de la nouvelle génération. L'Institut Confucius de Bretagne prolongera cette exposition dans ses locaux pendant tout le mois de novembre.

On pourra y découvrir Lu-Ming le déchaîné, Zao Dao l’onirique (invitée exceptionnelle du festival Quai des Bulles), mais encore Golo Zhao (également présent), Zhang Xiaoyu, Yang Weiling et bien d’autres, qui seront vos guides vers un nouveau continent de la bande dessinée moderne, que ne renieront pas les familiers des œuvres de Hausman, Baudouin, Sienkiewicz, Toppi, Guibert ou Battaglia.


A travers une sélection de quinze manhuajiha (nom donné aux dessinateurs de manhua), cette exposition se propose de vous initier à une bande dessinée diverse, surprenante, généreuse et loin des idées reçues.


Hommes et femmes, traditionnels et modernes, bercés de fantastique ou acteurs du réalisme social, ils sont à eux tous, les témoins de la puissance d’un Art, qui parlera à n’en pas douter, tant aux amateurs éclairés qu’aux simples curieux. L’exposition se compose de panneaux-portraits de chacun d’entre eux, accompagnés de reproductions de leurs planches.

 

 

Le Guizhou vu par les architectes et les photographes

Du 15 septembre au 24 octobre

Vernissage le mardi 15 septembre à 18h30

En partenariat avec la Cité de l'architecture et du Patrimoine, nous proposons deux expositions qui se complètent et qui permettront aux visteurs de partir à la découverte de la province du Guizhou.

Regard sur le Guizhou, lectures et textures du paysage

Exposition des œuvres photographiques de Luo Yongjin et christopher Taylor

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ce travail est le fruit d’une coopération de longue durée entre la France et la Chine dans les domaines du patrimoine, du paysage, de l’architecture et de l’urbanisme.
La Cité de l’architecture & du patrimoine soutient la création du fonds photographique Archives on Recent Past qui fait connaitre le patrimoine matériel et immatériel des sites remarquables en Chine et l’ouvre au regard extérieur : sensibiliser aux qualités du paysage est une étape essentielle pour en prendre soin.
L’association française Kanyikan, par le biais d'Alain Jullien commissaire de l'exposition est chargée du choix des photographes et le World Heritage Institute of Training and Research for the Asia-Pacific Region (WHITRAP à Shanghai) du choix des sites.
En septembre 2011, quatorze villages de la province du Guizhou ont fait l’objet d’une première campagne par Luo Yongjin et Christopher Taylor qui présentent un ensemble d’une trentaine de tirages noir et blanc.

« Pour cette mission, explique Alain Jullien, Archive on the Recent Past a choisi deux photographes amis de longue date, l’un chinois l’autre anglais, afin qu’ils puissent voyager ensemble ou séparément selon leur désir. Luo Yongjin et Christopher Taylor ont photographié pendant un temps, trop court à leur goût, l’âme et l’essence de ces lieux. En tant qu’artistes, ils ont su utiliser leur tête, leurs yeux et leur cœur pour transcrire photographiquement l’histoire, la culture, la chaleur et les textures de ces villages. Les deux voyageurs, au travers de leur regard, ont su nous faire imaginer le quotidien des hommes, femmes et enfants qui baignent dans ces généreuses traditions ».

Luo Yongjin, né en 1960 à Pékin, est spécialisé dans la photographie d’architectures contemporaines et ordinaires ainsi que la photographie des traces et détails de la culture vernaculaire. Formé à l’Académie des Beaux Arts de Hangzhou et à Canton, il a travaillé comme photographe et caméraman à la CCTV (Télévision centrale de Chine). Il enseigne la photographie à l’Institut de Design de Shanghai.
Christopher Taylor, né en 1958 à Skegness (Grande-Bretagne), résidant en France, est connu pour son travail sur la culture immatérielle et sur les paysages, en Chine, en Inde et en Islande.

Zenchong, vivre dans un village Dong au XXIème siècle en Chine

Exposition de restitution des travaux des élèves architectes de l'Ecole de Chaillot

En Chine, dans la province du Guizhou, à la lisière des provinces du Hunan et du Guangxi, le village de Zengchong est enchâssé dans une boucle de rivière. C’est un des sites majeurs sélectionnés par la province pour le développement du tourisme rural, qui a en outre reçu le label national «  village historique et culturel  » en 2009. Il fait également partie du projet «  villages Dong  » pour l’inscription sur la liste du patrimoine mondial.

Situé à 640 m d’altitude, Zengchong est entouré de collines découpées en terrasses pour les cultures et le pâturage, dont les versants escarpés sont plantés essentiellement de résineux. Un grand nombre de plantes et arbustes des talus aux abords du village sont utilisés dans la vie quotidienne. La population est majoritairement de l’ethnie Dong, connue pour sa maîtrise des systèmes hydrauliques, pour l’irrigation et la canalisation des eaux. L’eau est un marqueur majeur de l’identité dong, omniprésent dans la littérature, la musique et les chants (le Grand chant Dong est classé patrimoine immatériel de l’UNESCO depuis 2009). Le village constitue un ensemble groupé remarquable autour de la tour du Tambour (1672), la plus ancienne en pays dong, classée au niveau national et des ponts «  du vent et de la pluie  », qui sont des lieux de rassemblement festifs et quotidiens pour les habitants.

10 architectes de l’Ecole de Chaillot à Paris, et 10 étudiants de l’Université Tongji à Shanghai, accompagnés de leurs professeurs et des représentants du Bureau de la Culture du Guizhou, ont analysé le village et ses abords pendant une semaine, avec pour objet la compréhension d’ensemble du paysage, cultivé, construit et bâti, l’étude globale du village, et la conduite de relevés détaillés de trois ensembles caractéristiques  : deux habitations accolées victimes d’incendie, les ponts du «  Vent et de la Pluie  », la tour du Tambour.
Dresser les relevés, établir les diagnostics architecturaux et sanitaires, pour projeter ensuite des propositions de conservation, de consolidation, de restauration et de mise en valeur du patrimoine constituent l’objet du travail réalisé conjointement par les étudiants des deux pays d’octobre 2014 à juin 2015.
Ces études révèlent les potentiels et les perspectives possibles pour ces ensembles exceptionnels, pour leur assurer un avenir et une transmission aux générations futures, dont la synthèse retrace les phases successives au travers d’une vingtaine de panneaux.

 

Le pinceau poétique de M. Kong

Exposition des lavis humoristiques du Peintre Kong Lingqiang

Du 16 juin au 7 septembre à l'Institut Confucius de Bretagne. Entrée libre

Vernissage le 16 juin à 18h30


Monsieur Kong Lingqiang est issu de l'école traditionnelle de peinture chinoise. Mais à l'art des lavis, il allie un trait de dessin humoristique inspiré du manhua pour créer des œuvres entre poésie et philosophie où l'humour n'est jamais loin. A travers ses illustrations, on découvre la perception du monde de l'artiste.


Kong Liqiang est diplômé de l'Institut d'Arts Appliqués de Tianjin. Il est spécialisé dans la peinture chinoise de style Daxieyi («  saisie du sens à grands traits ») et se spécialise dans la peinture dite "oiseaux et fleurs" avant de s'intéresser à la peinture de personnages et aux caricatures. C'est en 1985 qu'il commence à produire des caricatures. Entre 1989 et 2009, il a été vice rédacteur en chef et membre du conseil des rédacteurs de la revue «  Caricatures Chinoises  », il s'est également beaucoup impliqué afin d'améliorer la qualité artistique des caricatures. Pendant cette période, il a produit de nombreuses peintures de style fleurs et oiseaux, de personnages et de paysages, et de calligraphies, ainsi que de nombreuses gravures.

    Ses œuvres expriment des sentiments profonds et une philosophie de vie complexe qu'il exprime au travers de traits simples et percutants. La thématique historique qui lui permet de faire des ponts avec l'actualité est très présente dans son œuvre. L'artiste s'inspire de la philosophie, de la poésie, des textes traditionnels chinois et y ajoute ses idées afin d'exprimer une vision du monde et de la vie qui lui est propre.